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J'ai de la chance

24 Octobre 2012, 10:55am

Publié par Mamanlit

et ce n'est pas donné à tout le monde.

 

Oui, j'ai de la chance.

 

Hier alors que je venais d'attaquer ma deuxième heure de service public, le téléphone a sonné sur le Pôle littérature.

C'était pour moi.

C'était la directrice de l'école/maîtresse de la Poulette qui m'appelait.

"Poulette a vomi et elle se plaint de l'oreille".

J'ai répondu "J'arrive".

J'ai raccroché, j'ai regardé mon collègue et je lui ai dit "Poulette a vomi, je pars".

Je suis monté à l'administration, j'ai passé la tête dans un bureau, j'ai dit "Poulette a vomi, je pars".

Et je suis partie récupéré la Poulette dont l'école est à 500 mètres de mon travail.

 

Voilà, c'était aussi simple que ça.

Je suis partie. Je n'ai pas eu besoin de faire des pieds et des mains pour négocier quelque chose. C'était naturel et ça l'est encore à mon travail.

Le fait de se dire que si on a un soucis, tout le monde comprend.

Même les jours très compliqués en terme de planning comme hier.

Personne ne m'a dit "attend, on fait comment ?".

Non, simplement un  "tiens nous au courant" et des questions sur l'état de santé de Poulette ce matin quand je suis revenue.

 

Alors oui, j'ai de la chance.

Parce que j'ai déjà été dans des emplois où cela ne se passait pas comme ça.

Où l'intérêt de l'entreprise passait avant tes enfants ou ton propre état de santé.

Je sais que c'est le cas pour d'autres personnes. Que certaines administrations sont moins "conciliantes". Que le monde du privé est souvent plus dur avec les papas et les mamans.

 

Alors étrangement, ça fait du bien. Parce que je sais que s'il y a un problème avec les enfants ou avec mon Homme, je n'aurais pas de choix à faire. Ma priorité sera comprise.

Comme ce dimanche après-midi, alors que je travaillais et que j'avais laissé l'Homme malade (au bord de la mortquitue) avec deux enfants malades. Et que ma responsable à 17h, m'avait dit " File, rentre chez toi t'occuper des tiens".

 

Nous sommes bien d'accord, je ne bosse pas dans un service vital, d'urgence, ou dans un endroit où il y a des enjeux économiques importants. Je ne suis pas indispensable. Mais j'ai déjà travaillé ailleurs, et je sais que l'on m'a regardé de travers parce que je devais partir parce que le Kiki venait de déclarer une nouvelle otite. Et pourtant là non plus je n'étais pas indispensable.

De tout manière, c'est bien connu, les cimetières sont remplis de personnes indispensables.

 

Alors voilà, j'ai de la chance.

 

 

Et sinon, pour la Poulette, un banal rhume dimanche s'est transformé en une otite mardi. Mais elle va bien, merci. (En revanche je m'inquiète un peu pour l'enfant sur qui elle a vomi hier :-) ).

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working mom 27/10/2012 09:26


effectivement tu as de la chance. a mon boulot, j'ai aussi la chance d'avoir un nombre de jours enfant malade infini, donc une grande latitude. Mlaheureusement quand je quitte le boulot pour
aller sauver la Chose d'une gastro je sais que je laisse les collègues dans la panade, puisque les ados dont on s'occupe ont besoin d'un accompagnement constant... 

Mamanlit 06/11/2012 12:18



oui mais entre mes collègues et mes enfants, j'avoue que mon choix est vite fait. D'autant que nous sommes tous d'accord ensemble, nos nains d'abord.



Bismarck 26/10/2012 10:04


Je n'avais pas réalisé à quel point j'ai de la chance, moi aussi...

Mamanlit 26/10/2012 20:59



c'est ironique ??? ou bien tout vrai ?



Flore 25/10/2012 17:24

Hélas oui je viens d'arriver dans un boulot (une administration bien plan plan qui aurait grand besoin d'un coup de jeune) où ma demande de finir à 16h une fois par semaine pour faire au moins une
sortie d'école a été accueillie avec indignation et le commentaire que "une femme qui travaille, elle choisit de faire des sacrifices". Venant d'une cheffe, bien sûr. Je me suis tout de suite vue
avec mon couteau à la main, immolant mes enfants sur l'autel de... quoi déjà ? juste l'habitude de "commencer tard, finir tard" de ma directrice? Je n'ose imaginer ce qui se passera quand un des
zozos sera malade, ou l'école en grève. Là où j'étais avant, le rythme de travail était autrement plus tendu, mais comme toi, un enfant malade ne donnait lieu qu'à "rentre vite, pas de problème".
Et de temps en temps les jours d'école fermée on avait un petit invité pour une demi-journée, bien sage devant un film dans un coin.

Mamanlit 26/10/2012 20:57



aux état-unis si tu pars tard c'est que tu ne sais pas t'organiser, à quand cette mentalité en France ?


j'estime maintenant que je donne le max quand je suis présente, mais quand je ne peux pas être là, je ne suis pas là, et les pas-contents tant pis pour eux, ça veut souvent dire qu'ils n'ont pas
de vie dehors. limite je les plains tiens.



Zozostéo 24/10/2012 21:21


Pour moi c'est le boulot de Paparoule qui est conciliant. Je n'ai annulé en dernière minute des rendez-vous que 3 fois (6-7 rendez-vous au total) en 7 ans.


Mais je confirme: j'ai vécu la même expérience que le camarade de ta poulette en grande section, et je m'en souviens encore... Par contre, je ne me souviens pas de quel enfant il s'agissait, donc
tu peux être rassurée quand aux représailles!

Mamanlit 26/10/2012 20:55



oh, elle a traumatisé un copain, zut...


sinon tu es une fortiche coté organisation pour n'avoir annulé que 3 fois, bravo à Paparoule.



Anne 24/10/2012 16:56


Pour un enfant pas de soucis, il suffit de prévenir et de ne pas abuser je supose... Mais comme nous ne sommes généralement pas remplacés, ce sont les collègues, les élèves et les familles qui en
subissent les conséquences alors souvent on s'arange autrement...

Mamanlit 26/10/2012 20:54



parce que c'est plus compliqué pour vous, je comprend (ça doit être limite si les parents râlent pas parce que tu n'es pas là !)