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Incredible

10 Juin 2016, 17:45pm

Publié par Mamanlit

C'est exactement ça...

Incredible.

Quand nous avons reçu cette invitation. Un dimanche soir il y a deux semaines...

Un save-the-date pour un mariage. Un mariage là-bas. D'un vieil ami qui y fait sa vie et qui y a rencontré sa douce.

Et voilà, le mariage est annoncé pour cet été.

En Inde, à New Delhi.

 

En vérité, il nous a fallu moins d'une minute pour nous décider. Nous avions projeté un voyage en famille à l'automne. Le Japon pour commencer. Et puis dans un an, l'Inde que nous tenions à faire découvrir aux enfants.

Et en une minute, même pas, nous nous sommes décidés grâce à ce chouette mail. Nous nous sommes dit, c'est un signe, c'est LE signe.... go.

 

Ce sera l'Inde, ce sera cette année, ce sera même cet été.

Tous les quatre nous rejoindrons F. à New Delhi pour le voir se marier avec V. Nous l'accompagnerons, nous les fêterons, et nous découvrirons avec les enfants un mariage hindou.

Et puis, quitte à y être nous poursuivrons notre route. Agra, Jaipur, Udaipur, Jodhpur...que des noms qui font rêver, des palais de Maharadja, la découverte d'un pays sous la mousson, la confrontation des enfants avec un monde qui n'est pas le nôtre, des odeurs, des saveurs, des sensations différentes ! Le Radjasthan , rien que le nom ça envoie du bois ! Et puis un petit tour par Bombay pour finir le périple...

 

Alors après la minute de décision, il a fallu un peu d'organisation. Décaler quelques jours de congés, organiser le rappatriement des enfants qui seront chez mes parents, vérifier nos passeports (crotte, il faut en refaire un !), regarder pour les visas, les vaccins...etc...et surtout confier la réalisation de notre voyage à M. le frère de l'homme qui possède une agence de voyage, et l'Inde c'est son rayon. (Tiens, d'ailleurs, si tu veux partir ailleurs, loin ou même tout près, si tu veux vivre un voyage unique, hop, tu vois avec l'agence qu'il tient avec sa chère et tendre...)

 

 

Nous voilà avec un voyage sur mesure, adapté à ce que nous sommes, nos jeunes enfants, notre envie de découverte et de sécurité quand même.

 

Et aujourd'hui, les billets ont été pris ! Avec l'ancienne compagnie de l'Homme, sur des vols qu'il effectuait...

 

Il me reste deux, trois trucs à mettre en route quand même avant de nous envoler... ma principale question étant "Bordel, comment je m'habille !!!!" (mais là, j'ai dégainé plusieurs joker... j'ai des copines sur le coup !)

 

Allez, Incredible India !

Incredible

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20 ans après

25 Mai 2016, 15:45pm

Publié par Mamanlit

20 ans après

Sérieusement ?

20 ans ?

20 ans après
20 ans après

alors que nous étions seuls, tu as enfin posé tes lèvres sur les miennes.

Et nous nous sommes retrouvé sur

20 ans après

Et quelle route !

Nos années étudiantes, nos premiers mini-boulots, 

20 ans après

et ton 

20 ans après

Et puis 

20 ans après

moi à Paris, toi en Allemagne..

Quelques années comme ça, pour vivre nos vie professionnelles en uniforme.

Et puis 

20 ans après

et 

20 ans après

Un nouveau déménagement pour 

20 ans après

avec 

20 ans après

et enfin 

20 ans après

 

 

Mais ce ne sont que des faits.

Pour de vrai, en 20 ans, il y a eu 

de l'amour, 

des hauts,

 

 

20 ans après
 

du bonheur, 

des bas,

 

un

20 ans après

mais parfois aussi 

20 ans après

parce qu'il y a 

20 ans après

Heureusement, tu as compris que je suis 

20 ans après

Alors enfin, 

20 ans après

puisque tu es 

20 ans après

mais surtout 

20 ans après
20 ans après

sinon, on pourra toujours sur nos vieux jours 

20 ans après

Je crois vraiment que tu fais partis de : 

20 ans après

Love

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Je l'attends...

23 Mai 2016, 09:04am

Publié par Mamanlit

Je l'attends ce £¤%µ§ de printemps.

J'an ai marre de passer de journées magnifiques où il fait 30° à un temps comme hier où il pleut toute la journée - où tu rêves de lancer un feu alors qu'il ne te reste que 3 bûches.

Moi je veux du vrai soleil, de la chaleur, des jupes et des robes pour tout le monde, et pas mettre un t-shirt à manches longues et un pull.

 

Alors oui, c'est dérisoire de penser à ça, mais crotte, ça me mine le moral.

 

Et sinon, depuis mon dernier billet il y a eu :

- des rendez-vous fructueux avec le monsieur qui fait parler. Nous avons avancé sur notre chemin avec L. et ça porte ses fruits, nos séances avec lui sont terminées pour le moment. Mais il reste des choses à régler. Alors les rendez-vous sont pris chez l'orthoptiste et l'orthophoniste.

- un régal quotidien de voir K. grandir avec ses réflexions de grand, ses interrogations et son envie de réussite.

- des anniversaires qui approchent, 10 ans, 20 ans, 100 ans !!!

- des vacances au ski en février et des fausses vacances à Pâques.

- des toilettes refaites en secret pendant l'absence du reste de la famille partie à Bxl.

- des envies de déco et l'achat d'un tapis moquette pour 25 euros qui change la donne.

- du vagabondage sur internet qui me pousse à me lancer dans les produits ménagers faits maison.

- une prise de rendez-vous avec le monsieur avec qui on parle, mais pour moi cette fois-ci, faire le point et avancer.

- un voyage en préparation.

- le déménagement et le départ de la région de Pouni/Mounie qui approchent.

- un jardin qui prend forme et des chasses aux escargots et aux limaces.

- une communion qui a réuni les grands-parents et les parrains/marraines LE jour où il faisait beau (même que j'ai eu des coups de soleil).

- de la couture, encore et encore, avec la décision d'utiliser tous ces beaux tissus qui dorment dans mon armoire.

- des trous faits dans les murs cinq ans après notre entrée dans la maison...ah, le syndrome des locataires est vaincu.

- des blogs lus même si pas toujours commentés pour avoir des nouvelles des copines.

- des billets pris pour aller voir le grand monsieur et ses chevaux.

 

Il s'est passé des choses, des tranquilles et des pénibles, des jolies et des moches. Et ça va continuer... à suivre.

 

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P.

18 Février 2016, 20:43pm

Publié par Mamanlit

P. comme Papa

P. comme Poun

P. comme Pounie

P. comme Philippe (oui, on a le prénom de sa génération)

 

Nous sommes le 18 février. Et le 18 février, c'est l'anniversaire de mon Papa.

 

Mon Papa, c'est celui dont je ne rappelle plus bien les cheveux noirs, mais qui garde ses yeux bleus fabuleux.

 

Mon Papa, c'est celui à qui j'envoie des photos de machins improbables et qui avec ses dix doigts les réalise. Genre, un porte manteaux trouvé dans Milk, une épée, une cuirasse de romain pour son petit fils.

 

C'est celui, qui chaque année a des idées délirantes pour nous faire des cadeaux maison à Noël. Parfois en collaboration avec Moune, parfois tout seul en secret. Nous avons eu par exemple notre arbre généalogique en photo, des mini-boites d'allumette décorées avec des aquarelles chargées de trésors, des t-shirt à l'effigie de son bateau puisque nous étions tous ses co-équipiers. Il y a eu aussi des ateliers en bois pour ses petits fils, des maisons à papillons, des coffres à jouet en bois et bien d'autres choses.

 

C'est celui qui a un sens pratique inné et qui dispense son savoir bricolesque à l'Homme. "Prend une chignole ? une quoi ?"....

 

Mon Papa c'est celui qui te file des timbres pour envoyer des paquets mais qui veut en revoir la couleur pour son immense collection.

 

Mon Papa, c'est celui qui, quand il t'appelle par ton prénom et ton nom de famille en disant "faut qu'on parle", t'as intérêt à serrer les fesses (même à 40 ans !).

 

Mon Papa, c'est celui à qui j'ai dit mon premier gros mot, un énorme merde à travers une porte. Il n'a pas été content tu t'en doutes.

 

Mon Papa c'est celui qui n'a jamais accepté la médiocrité chez ses enfants. Parce qu'il nous savait capables de grandes choses, et qu'il avait raison. Alors quand il nous demandait fraîchement si on voulait faire "nettoyeuse de chiotte" (sic), ben tu baissais la tête sur tes devoirs et tu bossais.

 

Mon Papa, c'est celui qui m'a prise dans ses bras après une rupture pas agréable et qui m'a dit près de mon oreille "Il ne te méritait pas".

 

Mon Papa, c'est celui qui m'a dit un jour, "si tu veux que je t'accompagne chez le psy pour qu'on parle tous les deux, je serais là".

 

Mon Papa, c'est celui que j'ai serré fort dans mes bras lorsque j'ai appris qu'une de mes meilleures amies venait de perdre son papa à l'âge de 20 ans.

 

Mon Papa, c'est celui qui a essayé de me faire comprendre les histoires de concentration en physique chimie avec des morceaux de sucre et de l'eau (et non, j'ai rien compris et je me suis pris une tôle).

 

Mon Papa, c'est celui qui a déroulé dans le jardin le lendemain de mon mariage notre arbre généalogique de 10 mètres dans lequel mon mari-tout-neuf était inscrit.

 

Mon Papa, c'est celui qui râle d'abord, et accepte ensuite.

 

Mon Papa, c'est des mots: ton frangin, ta frangine, va ranger ta piaule...

 

Mon Papa c'est celui qui a construit un nombre incalculable d'étagères qui se sont pétées la gueule (même qu'un jour il n'y a plus eu de vaisselle dans la maison !).

 

Mon Papa, c'est un jardin à couper le souffle, de l'imagination pour des détails, une crèche de 2 mètres, des collections dans tous les sens, et une capacité à s'endormir sur mon canapé "mais non, je dors pas..."

 

Mon Papa, il te dis "tu veux venir faire du vélo?"... et quand tu rentres, t'as plus de fesses, t'as fait 11 km plein de bosses et de montées... Du coup, tu préfères courir, mais c'est pas grave, ton Papa, il te suit en vélo.

 

Mon Papa, il fait la gueule si tu lui fais pas un bisou quand tu arrives. Parce que mon Papa, il a l'air un peu bourru, mais en fait non...c'est pas vrai.

 

Mon Papa, c'est celui avec qui je suis allé voir Bartabas au débotté dans les jardins de Versailles, juste tous les deux. C'est celui que j'ai emmené en concert pour voir Agnès Obel, juste tous les deux.

 

Mon Papa, c'est celui qui a fait un discours le jour de notre mariage, et qui a dansé avec moi.

 

Mon Papa, il a des copains de toujours. D'aussi loin que je le connaisse, il y a les mêmes autour de lui.
 
Mon Papa, il est engagé. Engagé politiquement, humainement, syndicalement. Mon Papa, il ouvre les yeux au monde et il s'y plonge.

 

 

Mon Papa, c'est celui qui est là quand ça va pas. Il est là pour Maman, il est là pour J. et J-M. Et pour moi. Et il est là pour les autres aussi. Pour ceux pour qui la vie n'a pas été toujours facile. 

 

Alors ce soir, je dis, mon Papa, c'est le premier homme de ma vie. 

Je t'aime Papa.

 

P.

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Jour 2

15 Février 2016, 09:58am

Publié par Mamanlit

Toujours le magazine Flow.

La consigne du jour :

 

Quels sont mes idées, mes questions, mes sentiments, mes préoccupations aujourd'hui ?

 

Alors autant te dire, qu'aujourd'hui, ce n'est rien que du matériel. Pas de grandes préoccupations philosophiques. Que de l'organisation.

 

Est-ce que je continue à glander sur l'ordi ou alors je me lance dans un petit rangement de la maison (sachant que ce rangement est un peu/beaucoup obligatoire)?

Est-ce que je lance une machine avec les draps ou plutôt les fringues ?

Dans quel ordre j'organise ma journée ?

Ai-je le courage de me lancer dans un projet couture alors que je devrais plutôt me préoccuper de vérifier que nous avons bien tout pour le ski ?

Je commence à préparer un des repas du ski maintenant ou tout à l'heure ?

Il ne pleut pas, je fais les vitres ?

Je lance un feu maintenant ou bien plus tard ?

 

Bref, tu l'aura senti, je suis en plein doute organisationnel.

Rien d'urgent, rien de vital,pas de prise de tête, juste la vie quotidienne.

 

Moi, je dis, la journée promet d'être intéressante :-)

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poser ma pierre

13 Février 2016, 09:11am

Publié par Mamanlit

poser ma pierre

J'ai pu poser ma pierre.

Celle que j'avais l'impression d'avoir sur le dos, bien calée entre les épaules.

Celle qui me faisait marcher sur des œufs et rentrer la tête face à L.

 

Mercredi, nous avons rencontré toutes les deux un monsieur-avec-qui-on-parle.

Un monsieur qui m'a écouté attentivement. Et puis qui l'a écouté elle.

Et qui a dit que oui, ma L. est une enfant particulière, qu'elle souffre. Mais que oui, il allait l'aider.

L'aider à fissurer la bulle dans laquelle elle s'est mise. Pour qu'elle s'ouvre aux autres. Il va essayer de lui faire comprendre que les autres ne viendront pas à elle si elle même ne leur fait pas un peu de place.

Parce que c'est ça son principal problème. Ses relations aux autres. Sa volonté de toujours vouloir tout contrôler (elle me rappelle quelqu'un mais qui ?). Son désir de gouverner son monde et que chacun fasse comme elle le sent. Son incapacité à se plier aux règles collectives érigées par d'autres personnes qu'elle.

Et son enfermement. Enfermement volontaire mais inconscient qui l'isole du reste du monde et de ses camarades.

 

Alors en sortant du rendez-vous mercredi dernier; j'ai eu l'impression de respirer. De m'être déchargé d'un poids, d'une pierre.

 

Nous espérons avoir trouver la bonne personne.

Nous en saurons plus lundi.

Parce que lundi, nous avons notre premier vrai rendez-vous.

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Jour 1

9 Février 2016, 14:24pm

Publié par Mamanlit

Le magazine Flow d'octobre-novembre 2015 proposait des pistes d'écriture sur 30 jours.

Il t'offrait même un petit cahier avec des instructions à suivre.

Le jour 1 est intitulé : Qu'ai-je fait aujourd'hui et que vais-je encore faire ?

 

Et bien aujourd'hui, c'est tout simple.

Je m'occupe de l’hôpital de campagne.

Je m'explique. Hier en rentrant de l'école, alors que je devais juste déposer les enfants à la maison et repartir pour une réunion d'établissement, j'ai senti comme un hiatus dans mon organisation en prenant ma fille dans mes bras pour un câlin... des larmes plein les yeux, une fatigue. Hop, je dégaine le thermomètre. 39°5.... Allô docteur ? (c'est la noiraude). Par acquis de conscience, je prend également la température de K. qui tousse depuis 5 jours. 38°5. Aller, hop, je t'embarque.

Bref, tout le petit monde est malade.

Et tout le petit monde reste avec moi.

Donc, qu'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Aujourd'hui j'ai fait des câlins, j'ai étendu des machines, j'ai fait à manger, j'ai étendu des machines (oui encore), j'ai refait des câlins. J'ai filé des médocs (d'où l’hôpital de campagne, j'aligne tout sur la table de la cuisine, avec bonbec à portée de main), j'ai envoyé en temps calme. Et j'ai traîné devant l'ordi.

Et qu'est ce que je vais encore faire ?

Je vais profiter d'avoir ce fameux temps calme pour préparer un truc de boulot, et puis, je crois que je vais coudre aussi.

Peut-être que sinon, je vais dormir. Et puis manger de la brioche aussi, tiens (de toute manière, y'à que moi qui l'aime cette brioche).

Je ne sais pas encore. Mais que des trucs zen...

Et puis ce soir, peut-être que je passerai une soirée cool avec l'Homme. On regardera la télé, ou on discutera jusque tard dans la nuit. Parce que demain, l'Homme ne travaille pas. Et moi non plus. 

 

Voilà, c'était mon jour 1... à suivre

Jour 1

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Petits bonheurs

5 Février 2016, 13:19pm

Publié par Mamanlit

27/01: Aller dans un magasin de tissu dans lequel je n'ai jamais mis les pieds et trouver du tissu pour les copines.

 

 

29/01: Un chouette buffet à une cérémonie de voeux à laquelle je n'avais pas du tout envie d'aller.

 

 

30/01: Le facteur qui ressort de sa voiture pour récuperer mes cartes postales alors qu'il vient tout juste de relever la boite aux lettres.

 

 

31/01: un sac poubelle rempli sous le nez de L. alors que je range sa chambre.

 

 

01/02: une photo envoyée par mon Poun en réponse à un truc que je lui avais demandé de me faire. Mon père c'est McGyver, il ne jette rien et il a des idées pour tout. Et voilà, pile poil ce que je lui avait demandé. Pour info, c'est un contenant pour mettre des bouts de laine et des cheveux pour que les oiseaux fassent leurs nids.

 

Petits bonheurs

 

02/02: Filer mon collant à peine arrivée au boulot à 8h du mat. Mais avoir une copine assez organisée qui a en a un de secours dans son tiroir.

 

 

03/02: Courir 5 km. Avec le vent dans la tête mais surtout avec mon fils comme lièvre à vélo qui me dit "courage maman!"

 

 

04/02: Se bouger et sortir les enfants pour aller voir ça :

 

 

Et s'amuser d'être entourer exclusivement de têtes blanches.

 

 

05/02: Attendre avec impatience le retour de l'Homme. Oh oui, ça c'est surtout un grand bonheur !

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Déplacements

1 Février 2016, 19:59pm

Publié par Mamanlit

La journée s'achève.

J'ai fait de nombreux déplacements aujourd'hui.

J'ai déposé l'Homme à la gare pour son périple parisien mensuel.

J'ai récupéré les nains et je les ai déplacé jusqu'à la maison.

J'ai fait les courses mensuelles, j'ai donc déplacé des denrées du magasin à ma voiture, puis de ma voiture à la maison, puis de la cuisine aux différents endroits de stockage.

J'ai aussi déplacé du linge de la panière de linge sale à la machine à laver, de la machine à laver à l'étend linge, de l'étend linge à la maison, puis aux différentes corbeilles (nains, sous-vêtements, repassage).

 

Mais soyons honnête, ce que j'ai déplacé le plus, ce sont des objets.

En gros, j'ai fait le ménage de la maison.

 

Chez moi, c'est propre. Souvent, vraiment. Je passe l'aspi tous les jours, ma cuisine et salle de bain sont nickels la plupart du temps (je te parle même pas de mes toilettes !).

Alors pourquoi je m'emmerde à perdre une matinée entière à faire le ménage tu me dira.

Mais pour la bonne raison que le ménage me sert à déplacer des objets. Je n'ai trouvé que ça comme explication. Et le premier déplacement de ces fameux objets n'est souvent pas de mon fait.

Donc je déplace des piles de livres vers les bibliothèques de la maison ou le sac de médiathèque. Je déplace des bols, des tasses, des verres vers la cuisine direction le lave-vaisselle ou l'évier. Je déplace des habits propres, des habits sales, vers les panières, les placards.

Je déplace des playmobils, des mouchoirs usagés, des chaussettes perdues, des chaussures, des feutres, des papiers brouillons, des papiers importants, des chargeurs, des coussins...la liste n'en finit pas.

Et des barrettes et des chouchoux. Beaucoup.

 

J'ai compté. 14 élastiques, 19 barrettes, 1 pince et 2 serre têtes !
J'ai compté. 14 élastiques, 19 barrettes, 1 pince et 2 serre têtes !

J'ai compté. 14 élastiques, 19 barrettes, 1 pince et 2 serre têtes !

 

Je les déplace vers leur position initiale. Celle que je connais et que je pourrais indiquer quand la question tombera "Où est ??".

Mais j'en viens à penser que je dois être la seule à connaitre ces endroits. Non pas que ça me pose un problème. Mais alors est-ce que c'est ça le rangement ?

 

 

J'ai eu des lectures édifiantes ces derniers temps.

 

 

Dans un premier temps j'ai lu le livre de Marie Kondo. Une japonaise qui a fait du rangement un art à part entière. Elle se fait payer pour apprendre aux gens à ranger chez eux. Elle a fait un bouquin et même des vidéos.

Elle a une méthode bien à elle. Elle parle aux chaussettes (oui oui, si tu ne crois pas, lis son livre, tu comprendra). Pour te montrer son univers, je t'offre une vidéo ! (non, tu n'es pas obligé de tout regarder, mais mate quand même la manière dont elle plie les chaussettes !!)

 

 

 

Donc on peut dire que nous avons là une méthode extrême de rangement. 

Je l'ai surtout lu, non pas pour devenir encore plus psychorigide que je ne suis, mais pour son idée du désencombrement.

Elle part du principe que nous avons tout de trop. Donc on désencombre.

Et pour savoir quoi enlever, elle a une méthode intéressante. D'après elle, tu fais par groupe d'objet. Tu regroupes tout dans la même pièce, ça te permet de te rendre compte de la totalité du merdier que tu as, et ensuite tu prends chaque objet entre tes mains et tu te poses la question : est ce que ça m'apporte du bonheur ? Si la réponse est oui, tu gardes, sinon, tu donnes, tu jettes...bref, ça sort de ta vie.

Son idée par exemple pour les merdouilles est qu'elles n'ont de valeur que par l'émotion qu'elles t'ont procuré au moment où tu les as reçu (comme un porte clé cadeau ou un truc du même genre). Mais que tu n'en a pas plus de plaisir que ça à les conserver. Alors zou...

L'idée est intéressante. Il faut juste la mettre en pratique (moui moui moui).

 

 

J'ai aussi entendu parler de la méthode Flylady, mais là pour le coup, je risque de devenir complètement timbrée. (ou comment filer des tocs à quelqu'un de tout à fait normal... après tout si ton évier est déguelasse, c'est ton problème, pas le mien et pourquoi ne pas trainer en pyj jusqu'à 16 heures ?? Spéciale dédicasse à Mademoiselle C.)

 

 

Et puis poum, avant hier je tombe un article dans le dernier Flow (si le magazine avec des jolies illustrations que t'as juste envie d'être plus zen quand tu le lis). Bref, un article intitulé "La beauté du désorde". Et là, ça me bouscule. Ca parle d'un livre qui s'appelle "Un peu de désordre = beaucoup de profit" d'Eric Abrahamson et David Freedman (chez Flammarion). Pour les auteurs, "ce n'est pas le désordre lui même qui met mal à l'aise mais le sentiment de culpabilité qui l'accompagne". Culpabilité face aux autres. 

Et le désorde favoriserait la créativité ! (Crotte, moi, je ne suis créative que quand l'aspi est passé, c'est con, hein !)

Et eux donnent 3 conseils :

Ah, relax: nous avons déjà assez à faire, un peu de désorde ne fait de mal à personne.

Carve out time: reservez-vous simplement un peu de temps pour ranger, après il suffit d'organiser le plus important.

Eject some stuff: jettez des trucs, mais n'exagerez pas.

 

 

 

Alors, je combats un petit peu mon coté psychorigide pour ne pas étouffer le reste de la maisonnée. Je laisse le bonheur à l'Homme de faire le ménage à sa manière quand je suis au boulot le week-end. J'entretiens le truc pendant deux semaines avant de me lancer dans le GRAND ménage. 

Je suis plus détendue. Enfin, j'espère.

Cependant, je n'arrive toujouts pas à  faire un truc pour moi, si je sais que là, oui, juste là, il y a de la cendre par terre ou que le lit n'est pas fait. C'est comme ça. Et quand l'Homme n'est pas là, ça doit être au cordeau. Toujours cette peur qu'il m'arrive quelque chose en son absence, que je doive envoyer quelqu'un chez moi récupérer un truc important. Je me doute bien que cette personne ne regardera pas si il y a de la poussière sur mon meuble télé. En revanche, je veux être capable de lui dire à distance que les papiers sont là, les chaussettes aussi et qu'elle ne marche pas sur une petite culotte sale. Le basic quoi ...

 

Je crois qu'en fait, je suis une Marie Kondo en puissance, mais que heureusement pour moi, je vis avec des personnes tout à fait normales qui seraient plutôt de la deuxième école ! Alors tant que je ne m'énerve qu'une fois par semaine sur le déplacement d'objets en tout genre, ça va. Quand ça devient plus fréquent, l'Homme se charge de me remettre dans la vraie vie :-).

 

Ce qui m'étonne, c'est cette "mode" qui te dit quoi faire avec ta maison. La ranger, la laisser en bordel ? Plier tes chaussettes ou nettoyer ton évier ? Finalement, est-ce que nous avons besoin de quelqu'un qui nous dit comment faire ? Dans un sens comme dans l'autre ? Et si le bonheur, ce n'était pas plutôt de faire les choses comme on les sent ?

 

Et toi, t'es plutôt du genre Marie Kondo à tout contrôler ? Une psycho-rigide qui compose, comme moi ? Où alors le bordel.. quel bordel ?

 

(Nous sommes bien d'accord que je ne parle que de rangement, pas de propreté).

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éloge ?

30 Janvier 2016, 11:58am

Publié par Mamanlit

éloge ?

Hier au boulot il y a eu les vœux de bonne année de ma structure.

Bla bla bla.

Et en même temps, il y avait les remises de médailles pour bons et loyaux services. Médailles de 25 ans, 30 ans et 35 ans de travail.

A cette occasion, la personne qui remettait les médailles, prononçait un petit discours sur la personne. Elle retraçait un peu son parcours professionnel et il y avait également un petit laïus personnel. Le petit laïus perso avait été rédigé le plus souvent par le n+1 (je me suis renseignée!). Nous avons donc entendu parler pêche, paella et autres joyeuseté.

 

Alors depuis hier, je me pose la question : si autour de moi, dans mon entourage pro, on devait rédiger sur mon nom une petite bafouille, ça donnerait quoi ?

 

Ma directrice :

 

« Mamanlit fait preuve d'une grande imagination pour des choses sortant de l'ordinaire. Elle aime sortir des sentiers battus tout en respectant scrupuleusement les règles. Et même que parfois elle porte des plumes pour venir travailler. »

 

(Référence au fait qu'à Noël 2014, j'avais porté des bois de rennes sur la tête pendant la période de fête en lui arrachant la permission à l'arrache – autre référence, je suis la Madame Retard de documents de la médiathèque, c'est moi qui poursuit les gens au Trésor Public quand ils ne ramènent pas les docs et j'envoie régulièrement des mails à mes collègues quand ils ne respectent pas les dates de retour – la dernière référence vient du fait que j'ai une broche en plume assez imposante et qu'un jour ma directrice, très intriguée, s'est retrouvé à la caresser et par extension ma poitrine qui se trouvait dessous pour vérifier si c'était des vraies plumes).

 

Mon N+1 :

 

« Mamanlit a un certain caractère. Un peu psycho-rigide, faut pas trop la bouleverser dans ses habitudes. D'un naturel impulsif, elle sait remettre les gens à leur place même si elle oublie parfois de mettre de la tempérance dans ses propos. En gros, c'est une râleuse. »

 

(Oui, je ne suis pas forcément très calme au travail. Les gens qui n'en foutent pas une m’énervent prodigieusement. Les gens qui attendent leur retraite aussi. Du coup, je m’énerve régulièrement contre de gros glandeurs. Et puis j'aime pas quand on change mon planning. Ma persévérance et la connaissance de ma propre valeur font que je suis capable de « solliciter » mon N+1 pour lui dire que je ne suis pas d'accord avec ma notation ou autre. Mes collègues se souviennent du jour où j'ai traité l'ensemble des N+1 de personnes qui n'écoutaient jamais ce qu'on leur disait. Ce jour là, j'ai dépassé les bornes mais j'en avais gros sous la patate, un poste que je convoitais m'était passé sous le nez. Pour tout dire, mon N+1 a de la patience avec moi... beaucoup de patience).

 

Mes collègues de bureau :

 

« Plutôt d'humeur joviale, sa principale occupation (en dehors de faire son boulot), est de manger. Elle est une pro du goûter du jeudi, elle sera la première à aller chercher un marbré à la mini supérette d'en face. Son autre particularité est de connaître pas mal de gros mots qu'elle utilise régulièrement même si cette année, elle a fait des efforts pour ne dire plus que « crotte ». Elle écoute volontiers les gens parler, tout en essayant de calmer le jeu quand ça s'envenime un peu trop. (Même si elle même peut s'exciter comme une puce sur des trucs). Ah, et aussi elle est un peu/beaucoup langue de piiiiiiib.... (même si elle fait des efforts pour que ça cesse ndlr).»

 

(Bon, là j'avoue, ils me connaissent bien. Passe 8 heures par jour avec des gens, forcément ils te connaîtrons par cœur.)

 

 

Mes autres collègues qui ne m'aime pas :

 

« Mamanlit est une bêcheuse. Elle ne fait jamais la bise. Et puis en plus, pour qui elle se prend. Elle nous regarde de haut ».

 

(Ah, oui, j'ai oublié de te dire, on est 57 et je n'ai aucune envie de taper la bise à tout le monde le matin. Seuls deux, trois personnes ont ce privilège (dont mon N+1). Les autres, je m'en tape le coquillard. Les bisous c'est du perso, sinon c'est juste du foutage de gueule. Je dis donc bonjour à la cantonade en passant devant les bureaux, mais pour certains, c'est pas assez. Me voilà donc transformée en bêcheuse.

Ça ne me touche pas.

L'opinion des gens m'importe peu. Alors celle des gens que je côtoie juste pour le travail encore plus. Je ne fais pas ma vie avec eux, je n'ai aucune interaction personnelle autre que des mouvements professionnels. Donc...

Pour ce qui est de les prendre de haut...euh, je ne vois pas DU TOUT de quoi ils parlent.)

 

 

Moi :

 

« Mamanlit aime son boulot. Sinon, elle ne le ferait pas. Elle ne le ferait pas et elle irait chercher un autre job ailleurs (ça je l'ai déjà fait). Parce que ne pas bosser, et ne pas faire correctement ce qu'on lui demande alors qu'elle est en poste, elle trouve ça nulle de la part des autres donc elle se l'applique à elle même.

Mamanlit parfois, aimerait moins travailler. Pour coudre. Et bouquiner. Et glander aussi un peu avec les gens qu'elle aime (genre le samedi comme aujourd'hui et le dimanche).

Mais Mamanlit aime les gens, les lecteurs, ses collègues (presque tous), et son boulot. Oui, elle aime son boulot. Alors, même si parfois, elle aimerait rester au fond de son lit pour dormir, une fois qu'elle y est, elle trouve ça chouette. »

 

 

 

Et toi, si tu devais rédiger ton propre éloge professionnel, ça donnerai quoi ?

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