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poser ma pierre

13 Février 2016, 09:11am

Publié par Mamanlit

poser ma pierre

J'ai pu poser ma pierre.

Celle que j'avais l'impression d'avoir sur le dos, bien calée entre les épaules.

Celle qui me faisait marcher sur des œufs et rentrer la tête face à L.

 

Mercredi, nous avons rencontré toutes les deux un monsieur-avec-qui-on-parle.

Un monsieur qui m'a écouté attentivement. Et puis qui l'a écouté elle.

Et qui a dit que oui, ma L. est une enfant particulière, qu'elle souffre. Mais que oui, il allait l'aider.

L'aider à fissurer la bulle dans laquelle elle s'est mise. Pour qu'elle s'ouvre aux autres. Il va essayer de lui faire comprendre que les autres ne viendront pas à elle si elle même ne leur fait pas un peu de place.

Parce que c'est ça son principal problème. Ses relations aux autres. Sa volonté de toujours vouloir tout contrôler (elle me rappelle quelqu'un mais qui ?). Son désir de gouverner son monde et que chacun fasse comme elle le sent. Son incapacité à se plier aux règles collectives érigées par d'autres personnes qu'elle.

Et son enfermement. Enfermement volontaire mais inconscient qui l'isole du reste du monde et de ses camarades.

 

Alors en sortant du rendez-vous mercredi dernier; j'ai eu l'impression de respirer. De m'être déchargé d'un poids, d'une pierre.

 

Nous espérons avoir trouver la bonne personne.

Nous en saurons plus lundi.

Parce que lundi, nous avons notre premier vrai rendez-vous.

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Jour 1

9 Février 2016, 14:24pm

Publié par Mamanlit

Le magazine Flow d'octobre-novembre 2015 proposait des pistes d'écriture sur 30 jours.

Il t'offrait même un petit cahier avec des instructions à suivre.

Le jour 1 est intitulé : Qu'ai-je fait aujourd'hui et que vais-je encore faire ?

 

Et bien aujourd'hui, c'est tout simple.

Je m'occupe de l’hôpital de campagne.

Je m'explique. Hier en rentrant de l'école, alors que je devais juste déposer les enfants à la maison et repartir pour une réunion d'établissement, j'ai senti comme un hiatus dans mon organisation en prenant ma fille dans mes bras pour un câlin... des larmes plein les yeux, une fatigue. Hop, je dégaine le thermomètre. 39°5.... Allô docteur ? (c'est la noiraude). Par acquis de conscience, je prend également la température de K. qui tousse depuis 5 jours. 38°5. Aller, hop, je t'embarque.

Bref, tout le petit monde est malade.

Et tout le petit monde reste avec moi.

Donc, qu'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Aujourd'hui j'ai fait des câlins, j'ai étendu des machines, j'ai fait à manger, j'ai étendu des machines (oui encore), j'ai refait des câlins. J'ai filé des médocs (d'où l’hôpital de campagne, j'aligne tout sur la table de la cuisine, avec bonbec à portée de main), j'ai envoyé en temps calme. Et j'ai traîné devant l'ordi.

Et qu'est ce que je vais encore faire ?

Je vais profiter d'avoir ce fameux temps calme pour préparer un truc de boulot, et puis, je crois que je vais coudre aussi.

Peut-être que sinon, je vais dormir. Et puis manger de la brioche aussi, tiens (de toute manière, y'à que moi qui l'aime cette brioche).

Je ne sais pas encore. Mais que des trucs zen...

Et puis ce soir, peut-être que je passerai une soirée cool avec l'Homme. On regardera la télé, ou on discutera jusque tard dans la nuit. Parce que demain, l'Homme ne travaille pas. Et moi non plus. 

 

Voilà, c'était mon jour 1... à suivre

Jour 1

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Petits bonheurs

5 Février 2016, 13:19pm

Publié par Mamanlit

27/01: Aller dans un magasin de tissu dans lequel je n'ai jamais mis les pieds et trouver du tissu pour les copines.

 

 

29/01: Un chouette buffet à une cérémonie de voeux à laquelle je n'avais pas du tout envie d'aller.

 

 

30/01: Le facteur qui ressort de sa voiture pour récuperer mes cartes postales alors qu'il vient tout juste de relever la boite aux lettres.

 

 

31/01: un sac poubelle rempli sous le nez de L. alors que je range sa chambre.

 

 

01/02: une photo envoyée par mon Poun en réponse à un truc que je lui avais demandé de me faire. Mon père c'est McGyver, il ne jette rien et il a des idées pour tout. Et voilà, pile poil ce que je lui avait demandé. Pour info, c'est un contenant pour mettre des bouts de laine et des cheveux pour que les oiseaux fassent leurs nids.

 

Petits bonheurs

 

02/02: Filer mon collant à peine arrivée au boulot à 8h du mat. Mais avoir une copine assez organisée qui a en a un de secours dans son tiroir.

 

 

03/02: Courir 5 km. Avec le vent dans la tête mais surtout avec mon fils comme lièvre à vélo qui me dit "courage maman!"

 

 

04/02: Se bouger et sortir les enfants pour aller voir ça :

 

 

Et s'amuser d'être entourer exclusivement de têtes blanches.

 

 

05/02: Attendre avec impatience le retour de l'Homme. Oh oui, ça c'est surtout un grand bonheur !

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Déplacements

1 Février 2016, 19:59pm

Publié par Mamanlit

La journée s'achève.

J'ai fait de nombreux déplacements aujourd'hui.

J'ai déposé l'Homme à la gare pour son périple parisien mensuel.

J'ai récupéré les nains et je les ai déplacé jusqu'à la maison.

J'ai fait les courses mensuelles, j'ai donc déplacé des denrées du magasin à ma voiture, puis de ma voiture à la maison, puis de la cuisine aux différents endroits de stockage.

J'ai aussi déplacé du linge de la panière de linge sale à la machine à laver, de la machine à laver à l'étend linge, de l'étend linge à la maison, puis aux différentes corbeilles (nains, sous-vêtements, repassage).

 

Mais soyons honnête, ce que j'ai déplacé le plus, ce sont des objets.

En gros, j'ai fait le ménage de la maison.

 

Chez moi, c'est propre. Souvent, vraiment. Je passe l'aspi tous les jours, ma cuisine et salle de bain sont nickels la plupart du temps (je te parle même pas de mes toilettes !).

Alors pourquoi je m'emmerde à perdre une matinée entière à faire le ménage tu me dira.

Mais pour la bonne raison que le ménage me sert à déplacer des objets. Je n'ai trouvé que ça comme explication. Et le premier déplacement de ces fameux objets n'est souvent pas de mon fait.

Donc je déplace des piles de livres vers les bibliothèques de la maison ou le sac de médiathèque. Je déplace des bols, des tasses, des verres vers la cuisine direction le lave-vaisselle ou l'évier. Je déplace des habits propres, des habits sales, vers les panières, les placards.

Je déplace des playmobils, des mouchoirs usagés, des chaussettes perdues, des chaussures, des feutres, des papiers brouillons, des papiers importants, des chargeurs, des coussins...la liste n'en finit pas.

Et des barrettes et des chouchoux. Beaucoup.

 

J'ai compté. 14 élastiques, 19 barrettes, 1 pince et 2 serre têtes !
J'ai compté. 14 élastiques, 19 barrettes, 1 pince et 2 serre têtes !

J'ai compté. 14 élastiques, 19 barrettes, 1 pince et 2 serre têtes !

 

Je les déplace vers leur position initiale. Celle que je connais et que je pourrais indiquer quand la question tombera "Où est ??".

Mais j'en viens à penser que je dois être la seule à connaitre ces endroits. Non pas que ça me pose un problème. Mais alors est-ce que c'est ça le rangement ?

 

 

J'ai eu des lectures édifiantes ces derniers temps.

 

 

Dans un premier temps j'ai lu le livre de Marie Kondo. Une japonaise qui a fait du rangement un art à part entière. Elle se fait payer pour apprendre aux gens à ranger chez eux. Elle a fait un bouquin et même des vidéos.

Elle a une méthode bien à elle. Elle parle aux chaussettes (oui oui, si tu ne crois pas, lis son livre, tu comprendra). Pour te montrer son univers, je t'offre une vidéo ! (non, tu n'es pas obligé de tout regarder, mais mate quand même la manière dont elle plie les chaussettes !!)

 

 

 

Donc on peut dire que nous avons là une méthode extrême de rangement. 

Je l'ai surtout lu, non pas pour devenir encore plus psychorigide que je ne suis, mais pour son idée du désencombrement.

Elle part du principe que nous avons tout de trop. Donc on désencombre.

Et pour savoir quoi enlever, elle a une méthode intéressante. D'après elle, tu fais par groupe d'objet. Tu regroupes tout dans la même pièce, ça te permet de te rendre compte de la totalité du merdier que tu as, et ensuite tu prends chaque objet entre tes mains et tu te poses la question : est ce que ça m'apporte du bonheur ? Si la réponse est oui, tu gardes, sinon, tu donnes, tu jettes...bref, ça sort de ta vie.

Son idée par exemple pour les merdouilles est qu'elles n'ont de valeur que par l'émotion qu'elles t'ont procuré au moment où tu les as reçu (comme un porte clé cadeau ou un truc du même genre). Mais que tu n'en a pas plus de plaisir que ça à les conserver. Alors zou...

L'idée est intéressante. Il faut juste la mettre en pratique (moui moui moui).

 

 

J'ai aussi entendu parler de la méthode Flylady, mais là pour le coup, je risque de devenir complètement timbrée. (ou comment filer des tocs à quelqu'un de tout à fait normal... après tout si ton évier est déguelasse, c'est ton problème, pas le mien et pourquoi ne pas trainer en pyj jusqu'à 16 heures ?? Spéciale dédicasse à Mademoiselle C.)

 

 

Et puis poum, avant hier je tombe un article dans le dernier Flow (si le magazine avec des jolies illustrations que t'as juste envie d'être plus zen quand tu le lis). Bref, un article intitulé "La beauté du désorde". Et là, ça me bouscule. Ca parle d'un livre qui s'appelle "Un peu de désordre = beaucoup de profit" d'Eric Abrahamson et David Freedman (chez Flammarion). Pour les auteurs, "ce n'est pas le désordre lui même qui met mal à l'aise mais le sentiment de culpabilité qui l'accompagne". Culpabilité face aux autres. 

Et le désorde favoriserait la créativité ! (Crotte, moi, je ne suis créative que quand l'aspi est passé, c'est con, hein !)

Et eux donnent 3 conseils :

Ah, relax: nous avons déjà assez à faire, un peu de désorde ne fait de mal à personne.

Carve out time: reservez-vous simplement un peu de temps pour ranger, après il suffit d'organiser le plus important.

Eject some stuff: jettez des trucs, mais n'exagerez pas.

 

 

 

Alors, je combats un petit peu mon coté psychorigide pour ne pas étouffer le reste de la maisonnée. Je laisse le bonheur à l'Homme de faire le ménage à sa manière quand je suis au boulot le week-end. J'entretiens le truc pendant deux semaines avant de me lancer dans le GRAND ménage. 

Je suis plus détendue. Enfin, j'espère.

Cependant, je n'arrive toujouts pas à  faire un truc pour moi, si je sais que là, oui, juste là, il y a de la cendre par terre ou que le lit n'est pas fait. C'est comme ça. Et quand l'Homme n'est pas là, ça doit être au cordeau. Toujours cette peur qu'il m'arrive quelque chose en son absence, que je doive envoyer quelqu'un chez moi récupérer un truc important. Je me doute bien que cette personne ne regardera pas si il y a de la poussière sur mon meuble télé. En revanche, je veux être capable de lui dire à distance que les papiers sont là, les chaussettes aussi et qu'elle ne marche pas sur une petite culotte sale. Le basic quoi ...

 

Je crois qu'en fait, je suis une Marie Kondo en puissance, mais que heureusement pour moi, je vis avec des personnes tout à fait normales qui seraient plutôt de la deuxième école ! Alors tant que je ne m'énerve qu'une fois par semaine sur le déplacement d'objets en tout genre, ça va. Quand ça devient plus fréquent, l'Homme se charge de me remettre dans la vraie vie :-).

 

Ce qui m'étonne, c'est cette "mode" qui te dit quoi faire avec ta maison. La ranger, la laisser en bordel ? Plier tes chaussettes ou nettoyer ton évier ? Finalement, est-ce que nous avons besoin de quelqu'un qui nous dit comment faire ? Dans un sens comme dans l'autre ? Et si le bonheur, ce n'était pas plutôt de faire les choses comme on les sent ?

 

Et toi, t'es plutôt du genre Marie Kondo à tout contrôler ? Une psycho-rigide qui compose, comme moi ? Où alors le bordel.. quel bordel ?

 

(Nous sommes bien d'accord que je ne parle que de rangement, pas de propreté).

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éloge ?

30 Janvier 2016, 11:58am

Publié par Mamanlit

éloge ?

Hier au boulot il y a eu les vœux de bonne année de ma structure.

Bla bla bla.

Et en même temps, il y avait les remises de médailles pour bons et loyaux services. Médailles de 25 ans, 30 ans et 35 ans de travail.

A cette occasion, la personne qui remettait les médailles, prononçait un petit discours sur la personne. Elle retraçait un peu son parcours professionnel et il y avait également un petit laïus personnel. Le petit laïus perso avait été rédigé le plus souvent par le n+1 (je me suis renseignée!). Nous avons donc entendu parler pêche, paella et autres joyeuseté.

 

Alors depuis hier, je me pose la question : si autour de moi, dans mon entourage pro, on devait rédiger sur mon nom une petite bafouille, ça donnerait quoi ?

 

Ma directrice :

 

« Mamanlit fait preuve d'une grande imagination pour des choses sortant de l'ordinaire. Elle aime sortir des sentiers battus tout en respectant scrupuleusement les règles. Et même que parfois elle porte des plumes pour venir travailler. »

 

(Référence au fait qu'à Noël 2014, j'avais porté des bois de rennes sur la tête pendant la période de fête en lui arrachant la permission à l'arrache – autre référence, je suis la Madame Retard de documents de la médiathèque, c'est moi qui poursuit les gens au Trésor Public quand ils ne ramènent pas les docs et j'envoie régulièrement des mails à mes collègues quand ils ne respectent pas les dates de retour – la dernière référence vient du fait que j'ai une broche en plume assez imposante et qu'un jour ma directrice, très intriguée, s'est retrouvé à la caresser et par extension ma poitrine qui se trouvait dessous pour vérifier si c'était des vraies plumes).

 

Mon N+1 :

 

« Mamanlit a un certain caractère. Un peu psycho-rigide, faut pas trop la bouleverser dans ses habitudes. D'un naturel impulsif, elle sait remettre les gens à leur place même si elle oublie parfois de mettre de la tempérance dans ses propos. En gros, c'est une râleuse. »

 

(Oui, je ne suis pas forcément très calme au travail. Les gens qui n'en foutent pas une m’énervent prodigieusement. Les gens qui attendent leur retraite aussi. Du coup, je m’énerve régulièrement contre de gros glandeurs. Et puis j'aime pas quand on change mon planning. Ma persévérance et la connaissance de ma propre valeur font que je suis capable de « solliciter » mon N+1 pour lui dire que je ne suis pas d'accord avec ma notation ou autre. Mes collègues se souviennent du jour où j'ai traité l'ensemble des N+1 de personnes qui n'écoutaient jamais ce qu'on leur disait. Ce jour là, j'ai dépassé les bornes mais j'en avais gros sous la patate, un poste que je convoitais m'était passé sous le nez. Pour tout dire, mon N+1 a de la patience avec moi... beaucoup de patience).

 

Mes collègues de bureau :

 

« Plutôt d'humeur joviale, sa principale occupation (en dehors de faire son boulot), est de manger. Elle est une pro du goûter du jeudi, elle sera la première à aller chercher un marbré à la mini supérette d'en face. Son autre particularité est de connaître pas mal de gros mots qu'elle utilise régulièrement même si cette année, elle a fait des efforts pour ne dire plus que « crotte ». Elle écoute volontiers les gens parler, tout en essayant de calmer le jeu quand ça s'envenime un peu trop. (Même si elle même peut s'exciter comme une puce sur des trucs). Ah, et aussi elle est un peu/beaucoup langue de piiiiiiib.... (même si elle fait des efforts pour que ça cesse ndlr).»

 

(Bon, là j'avoue, ils me connaissent bien. Passe 8 heures par jour avec des gens, forcément ils te connaîtrons par cœur.)

 

 

Mes autres collègues qui ne m'aime pas :

 

« Mamanlit est une bêcheuse. Elle ne fait jamais la bise. Et puis en plus, pour qui elle se prend. Elle nous regarde de haut ».

 

(Ah, oui, j'ai oublié de te dire, on est 57 et je n'ai aucune envie de taper la bise à tout le monde le matin. Seuls deux, trois personnes ont ce privilège (dont mon N+1). Les autres, je m'en tape le coquillard. Les bisous c'est du perso, sinon c'est juste du foutage de gueule. Je dis donc bonjour à la cantonade en passant devant les bureaux, mais pour certains, c'est pas assez. Me voilà donc transformée en bêcheuse.

Ça ne me touche pas.

L'opinion des gens m'importe peu. Alors celle des gens que je côtoie juste pour le travail encore plus. Je ne fais pas ma vie avec eux, je n'ai aucune interaction personnelle autre que des mouvements professionnels. Donc...

Pour ce qui est de les prendre de haut...euh, je ne vois pas DU TOUT de quoi ils parlent.)

 

 

Moi :

 

« Mamanlit aime son boulot. Sinon, elle ne le ferait pas. Elle ne le ferait pas et elle irait chercher un autre job ailleurs (ça je l'ai déjà fait). Parce que ne pas bosser, et ne pas faire correctement ce qu'on lui demande alors qu'elle est en poste, elle trouve ça nulle de la part des autres donc elle se l'applique à elle même.

Mamanlit parfois, aimerait moins travailler. Pour coudre. Et bouquiner. Et glander aussi un peu avec les gens qu'elle aime (genre le samedi comme aujourd'hui et le dimanche).

Mais Mamanlit aime les gens, les lecteurs, ses collègues (presque tous), et son boulot. Oui, elle aime son boulot. Alors, même si parfois, elle aimerait rester au fond de son lit pour dormir, une fois qu'elle y est, elle trouve ça chouette. »

 

 

 

Et toi, si tu devais rédiger ton propre éloge professionnel, ça donnerai quoi ?

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pendant ce temps...

29 Janvier 2016, 18:49pm

Publié par Mamanlit

Et pendant ce temps là, la vie avance.

 

L'Homme part régulièrement à Paris (une fois par mois), m'abandonnant lâchement avec maison et nains pour se former à son nouveau métier. Ça donne des semaines uuuuuuuuuultra sympas remplies de trajets dans tous les sens, de repas pas du tout équilibrés, de devoirs en stéréo, de manque (manque de câlins, manque de bras, manque d'une oreille, manque de s... Moune, ferme les yeux), du coup, remplies également de cris, un peu, beaucoup, quand la fatigue se fait sentir de mon coté comme du leur.

 

Rendez-vous est pris pour L. Enfin. Dans la ville d'à côté. On rencontrera un monsieur et on parlera. Et si ce n'est pas lui le bon, on cherchera encore et on trouvera. C'est en marche.

 

De nouveaux projets au boulot, projets qui boostent, qui détonnent et qui me feront revivre une expérience que j'avais beaucoup aimé.

En ce moment, la tension est vive au boulot. Des mots fusent, des reproches, du ras-le-bol pour tout le monde. Ça ne motive pas tous les jours du coup !

 

Je suis allé au salon Creativa à Montpellier avec Mounie. J'ai dépensé une somme indécente en tissu. Mon armoire a fait le plein de jolies choses jusqu'à l'année prochaine.

Mais c'est que je couds, un peu, beaucoup, à la folie. J'ai eu un passage à vide où j'ai tricoté à la place, et puis l'envie est revenue.

Mon groupe de folasse sur FB est un moteur. Un moteur pour se dépasser, tester, se donner des challenges. Promis dès que je fais de jolies photos, je vous montre robes, petits hauts et pyjamas en tout genre.

D'ailleurs depuis une heure, je cherche un patron que j'ai acheté et imprimé mais sur lequel je ne remet pas la main. C'est con, c'est celui que je voulais faire ce soir !!

 

J'essaie, dès que le temps me le permet, d'aller lire chez les unes et les autres. Et je retrouve certaines d'entre vous perdues de vue, qui avaient comme qui dirait "oublier" d'écrire. Et c'est vraiment chouette !

 

K. ressort d'une semaine de projet audio-visuel. Une énorme découverte pour lui. Il a découvert caméra, tournage de publicité mais surtout LA révélation. "Maman, tu sais que quand on te vend une crème pour la beauté, ben la photo elle est truquée...et en fait, toutes les photos des publicités sont truquées !!".. Il n'en revenais pas. Du coup, je pense qu'il regardera les pubs, les films et autres avec un regard neuf et lucide.

 

Bref, la vie avance, comme chez tout le monde. 

 

 

 

Mes trouvailles de Créativa !Mes trouvailles de Créativa !
Mes trouvailles de Créativa !Mes trouvailles de Créativa !Mes trouvailles de Créativa !

Mes trouvailles de Créativa !

 
Haaaaaaan mon Dieu, le temps que j'écrive cet article mes nains sont tombés dans mes chutes de tissu...Oh secours, ils vont me dépouiller !!
 

 

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Mon mec et mes copines

27 Janvier 2016, 20:42pm

Publié par Mamanlit

Mon mec, c'est l'Homme. Celui qui partage ma vie depuis bientôt 20 ans.

Il m'a choisi comme je suis.

Et comme je suis, c'est avec des copines.

Et mon mec avec mes copines c'est :

 

- des déménagements. Plusieurs fois pour certaines. Même qu'une fois on a déménagé des meubles pleins (il n'en croyait pas ses yeux et ses bras). 

 

- c'est s'adapter aux copains des copines alors qu'on glousse bêtement dans la cuisine. Il y a des choix heureux, d'autres moins.

 

- c'est dire "Ok, on va dormir chez ta copine avec les nains. Ah, tu l'as jamais vu ? Ah, ben c'est pas grave, si c'est ta copine, ça va bien se passer...".. et nous voilà débarquant chez une fille que je n'ai jamais rencontré avec armes et bagages un beau jour de mai à 900 bornes de la maison. Depuis, cette copine et sa famille, nous avons toujours autant de plaisir à les voir et nos mecs se sont trouvés. 

 

- c'est appeler une copine qu'il ne connait pas pour donner des conseils pro."Si je peux aider, je le fais". Et ça, plus d'une fois. 

 

- c'est me dire "Pars à Lille voir ta copine, les gosses, je gère"

 

- c'est connaitre assez bien certaines de mes amies pour avoir tenu le discours suivant :

- Bon, N. maintenant tu t'habilles, tu mets un maillot, tu te remaquilles et on va à la plage !

- Mais je suis indisposée !

- Rien à foutre. Tu te bouges !

 

 

- c'est accepter sans broncher que j'ai une vie amicale virtuelle riche et amusante, et que même qu'il réussit presque à suivre qui est qui ? M. c'est celle qui cours, c'est ça ???

 

- c'est du coup, ne pas trouver ça complètement barré de se faire un week-end blogrencontre sur Paris et m'accompagner (euh, pas à la rencontre quand même).

 

- C'est m'écouter raconter les trucs et les histoires des dites copines en essayant de suivre... Mais A. c'est pas celle qui vit vers Grenoble ??? Naaaaaaan, c'est celle qui passe sa vie à remettre sa maison en état. Heureusement, une fois qu'il a vu une personne il arrive à mettre un visage sur un nom et ça va mieux pour suivre ce que je raconte.

 

- c'est comprendre que parfois je fais des courses pas pour moi et que je passe ma vie à la poste...hiiiiiiiiiii, j'ai trouvé du tissu renard !!!

 

- c'est se dire que sans mes copines, je ne serais pas ce que je suis. Lui qui est homme d'amitiés rares et précieuses mais malheureusement lointaines.

 

Merci mon mec.

 

Je l'ai dit dans un article précédent, je regrette vraiment que certaines d'entre elles (enfin toutes), ne soient pas plus proches géographiquement de moi. Et ce regret est revenu encore plus fort au vu des réactions sur l'article sur L. et moi. Si certaines de ses amitiés ne sont que virtuelles, elles sont pour le moins étonnantes. Vos messages, vos mots, vos lettres, vos réactions à cet article m'ont touchés profondément. Surtout quand je me suis aperçue que je n'étais pas la seule. Que vous viviez la même chose que moi. Quel hasard ! Quel hasard ? (spéciale dédicace à S. !).

Oui, finalement, que ce soit physiquement, depuis longtemps, tout récemment, virtuellement, je crois que j'ai bien choisi mes copines puisqu'elles me ressemblent. (Mon mec n'a qu'à bien se tenir !)

 

 

 

Mon mec et mes copines

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Match !!

18 Janvier 2016, 19:54pm

Publié par Mamanlit

Match !!

Samedi soir, n'écoutant que mon courage et pas ma fatigue après une longue journée de travail, nous voilà partis tous les quatre pour voir un match.

 

Et oui, la folie de voir le combat entre deux équipes s'est emparée de nous. Nous avions envie de voir du sang, de crier, de soutenir...Et puis, on est une terre de rugby ici non ?

De qui allions nous être supporters ??? Les bleus, les rouges.

L. ne perdant jamais le Nord: "moi, je suis pour ceux qui gagnent".

 

 

Match !!

Bon, tu l'auras compris, je déconne. 

Nous sommes bien sortis samedi soir dans le froid pour voir un match. Mais c'était un match d'impro.

Deux équipes qui s'affrontent sur des thèmes donnés par le public.

Alors, samedi soir, il y a eu des questions, des cris, du soutien, des petits cartons levés et beaucoup, beaucoup de rire !!

Les nains ont adoré, nous aussi.

 

C'est décidé, nous allons continuer à essayer de leur montrer que le monde, ce n'est pas que la télé et que même dans notre ville étrange il y a des choses à faire !

 

ps: ce sont les bleus qui ont gagnés. ça tombe bien, dans l'équipe bleue il y a C. une copine de boulot :-)

Match !!

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Ne jamais dire jamais

16 Janvier 2016, 19:34pm

Publié par Mamanlit

Ne jamais dire jamais

 

Ça fait un bout de temps que je n'avais pas ouvert un bouquin.

Un sacré bout de temps.

Je ne sais pas, une lassitude, un manque de temps, la découverte du tricot devant la télé, ma nouvelle machine à coudre qui m'appelait le soir...Bref, un bout de temps.

Et puis, aucun livre ne me faisait de l’œil. Ma carte de médiathèque était presque vide (un comble quand on sait que je m'étais fait tapé sur les doigts - et je n'étais pas la seule - parce que cette fameuse carte dépassait les 40 emprunts simultanés sans compter les autres cartes de la famille).

Et puis, je ne sais pas. Un jour il passe entre mes mains. Oui, un peu comme tous les jours de boulot tu pourrais me dire, je range les Guillaume Musso par paquet de 12. Mais là, c'est le dernier, il n'est pas réservé, il est entre mes mains, je l'enregistre sur ma carte, et je repars avec.

Et je le lis le soir même. Enfin, mi-soir, mi-nuit...

Et le matin, j'arrive au boulot en disant "vous jamais le croire, j'ai lu un Musso, en entier, jusqu'au bout. Et en plus, je le trouve hyper bien foutu".

 

Alors, non, je ne dirais plus "Fontaine..." J'ai lu un Musso, et je l'ai aimé. Et même que c'est grâce à lui que j'ai recommencé à lire.

 

* Attention, je n'ai rien contre Musso, ses lecteurs toussa toussa... j'ai surtout dépassé un a priori de bibliothécaire.

 

 

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des mots sur des maux

12 Janvier 2016, 13:24pm

Publié par Mamanlit

des mots sur des maux

Dans mon article d'avant, je t'ai parlé de mon envie d'aller voir quelqu'un avec qui parler. Mais pas toute seule. Avec ma L.

Ma grande L. Ma petite géante. Mon amour de fille que je pourrais étrangler un jour sur deux.

 

L'année dernière, elle changé d'école. Elle a quitté sa mini-maternelle familiale pour rejoindre son frère dans la grande école et de ce fait nous simplifier la vie et surtout nous assurer de sa place en CP pour cette année. (Oui, dans ma ville, le privé est tellement prisé que tu inscrits ton enfant d'une année sur l'autre, en septembre tu penses déjà à l'année d'après).

 

Et d'une enfant intégrée, avec des amis de tout poil et sans aucuns soucis, nous sommes passé à une petite fille malheureuse, pas bien dans sa vie et surtout très très seule. Mise à l'écart des autres, de son fait ou du leur, elle sortait de ses journées à l'école dépitée de ne pas avoir d'amis et triste de n'avoir pu jouer avec personne.

 

Assez étonnés, passer d'une petite fille sociable à une sorte de paria, et devant son malheur apparent et surtout fortement exprimé, nous l'avons accompagné pour "discuter". Comprendre et surtout lui faire comprendre à elle, que parfois son attitude était assez déroutante pour les autres et que peut-être il fallait agir autrement pour se faire accepter.

 

De fil en aiguille, nous voilà à notre premier rendez-vous. Je décris dans les grandes lignes ce qui nous emmène et à la demande de la personne qui nous reçoit, je brosse un portrait aussi fidèle que possible de L.

 

Une petite fille très affectueuse, très très très affectueuse. En demande permanente d'interaction avec les autres. Une petite fille qui ne s'endormait pas avant 23h30 jusqu'à ses 5 ans.

 

Une petite fille qui est méthodique. Demandeuse, questionneuse, comme tout enfant de 5 ans.

 

Une petite fille habile de ses dix doigts. Avec une imagination débordante qui peut parfois la pénaliser.

 

Une petite fille qui n'a aucun problème à interagir avec les adultes mais pour qui les relations avec ses co-élèves sont vraiment problématiques.

 

Une petite fille qui n'a de l'humour que lorsqu'elle le fait. Le second degré familial ne passe pas du tout et elle le dit "Moi j'aime pas quand Papa et K. font de l'humour. Je ne comprends pas, et je déteste ça". (Que dire du 3ème degré !!).

 

Une petite fille hyper émotive.

 

Et une petite fille qui me semble parfois un mur, qui ne comprend pas ce que je raconte.

 

Et cette petite fille là, si attachante, si aimante, si merveilleuse dans tout ce qu'elle est, est malheureuse. Et par ricochet, je suis malheureuse.

 

Après un temps de silence, LA question: "vous connaissez les enfants zèbres?".

 

Un long silence de ma part cette fois çi. "Oh oui. J'en suis une".

 

Et des flashs qui me reviennent.

 

Ma propre vie de petite fille. Mon envie d'avoir des copines, sans en avoir vraiment. Mon souhait d'être dans une "bande" alors que je suis à l'écart. Mes récrées de primaire passées à lire. Des invitations à des anniversaires où je me faisais une joie d'aller mais qui au final ne m’intéressaient pas plus que ça. Rêver d'avoir du monde autour de soi et se dire finalement "ce n'est que ça ? mais à quoi ça sert?".

 

Mon refuge dans la lecture, encore et toujours jusqu'au moment des rencontres qui ont marquées celle que je suis aujourd'hui. Mais j'avais alors 14/15 ans. Ce refuge qui subsiste encore à certaines périodes de ma vie. Entrer dans les histoires des autres pour vivre autre chose.

 

Cette solitude. Dans ma vie, dans ma tête et parfois même dans ma famille. Ces "tocs" qui m'empêchait de me faire parfaitement comprendre. "La porte" hurlé plus d'une fois le temps de mon adolescence parce que, oui cette porte ouverte me dérange, non je ne fais pas du cinéma.

 

Ce rendez-vous à l'âge de 15 ans avec Jean-Charles Terrassier pour faire de la psycho- orientation. On y emmène ma sœur qui se cherche, je suis. Et ces tests avec des résultats. Une intelligence supérieure à la moyenne. Des possibilités. Cette phrase "Comme vous êtes, vous pouvez faire ce que vous voulez de votre vie!". Si je ne l'ai pas entendu comme ça à l'époque, je m'aperçois maintenant qu'effectivement, j'ai fait ce que je voulais de ma vie. Je ne me suis mis aucunes limites, ni en matière de profession, de défis ou de vie personnelle.

 

Alors oui, un enfant zèbre, je sais ce que c'est.

 

Rendez-vous est pris pour confirmer ou infirmer les suppositions de la dame avec qui on parle. Un monsieur étrange dans une autre ville. Et l'explication donnée à L. qui va rater l'école. On va rencontrer un monsieur qui va nous dire comment tu réfléchis.

 

Les résultats sont là. Des zébrures sur ma fille. Et ce qui va avec. Hyper émotivité, hyper susceptibilité, hyper sensibilité. Une compréhension du monde différente des autres. Une intelligence à nourrir "Certains enfants se contenterons d'une tranche de jambon avec de la salade, mais votre fille il faut que ce soit choucroute garnie à tous les repas".

 

Alors maintenant on fait quoi ?

 

Maintenant, on ne repousse plus de lassitude quand elle passe à coté et qu'elle dit "un calin?", de sa petite voix merveilleuse mais parfois fatigante (surtout quand c'est la onzième fois en 1/2 heure).

 

Maintenant, on contrarie un peu son côté "je me laisse vivre, des devoirs pourquoi faire ?"... parce que oui, on peut être zèbre et ne pas savoir lire en arrivant au CP. En fait, je ne me fais aucuns soucis pour son avenir scolaire, ni professionnel. Non, c'est plutôt son développement personnel qui me chagrine, ses interactions avec le monde en dehors de sa famille.

 

On accompagne les chagrins d'enfant qui ne trouve personne avec qui jouer à la récré. Et on encourage quand elle nous parle d'une "copine". Et surtout on serre les dents quand on entend comme tout à l'heure "Moi, je n'aurais jamais d'amis". Alors on explique que les amis pour la vie viennent souvent sur le tard. Et de lui jurer, de lui promettre qu'elle trouvera quelqu'un qui sera comme elle.

 

On modère ses ardeurs pour qu'elle ne phagocyte pas son frère à l'école. On pose des règles, oui tu peux aller le voir, non, s'il dit non, tu ne t'incrustes pas avec ses copains.

 

On lui fait comprendre l'importance de l'avis des gens. Tu ne peux pas imposer ton avis, changer les règles d'un jeu en cours de route, être toujours la première. Et quand quelqu'un te dit non, c'est non...

 

On essaye de consoler comme on peut quand une petite voix dit "Il me manque Papa/Mounie/K" alors qu'ils ne sont pas là et qu'on ne peut rien y faire.

 

Et surtout on aime. Même si parfois, on se dit qu'on aime mal, qu'on s'y prend comme un manche. Qu'il faudrait réussir à couper ce cordon. Que tout ça n'explique pas tout. Qu'on est fatiguée de répéter et encore répéter les mêmes choses (comme à chaque enfant).

 

Et puis on prend la décision d'aller parler, à deux, à trois, à quatre s'il le faut.

 

Reste à trouver ce quelqu'un avec qui parler. Je cherche.

 

Alors Ma L., Ma merveilleuse petite fille, MaDouce, Ma Zèbre, je t'aime si fort avec mes tripes que je vais nous aider pour toi, pour nous. Et tu seras une femme forte, équilibrée, bien dans ta peau, heureuse de vivre avec les gens qui t'entourent. Comme moi.

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