Je les avais vus depuis longtemps en librairie. Je les vendais même pas
mal.
Mais allez savoir pourquoi, ces livres ne m'attiraient pas....(Pour tout dire je n'avais
même pas jeter un coup d'œil à la quatrième de couv).
Et puis je les ai rangés ici à la médiathèque, encore et encore. Il faut dire que les
polars cet été ils ont valsés à la médiathèque. Pas assez de place pour tous les ranger dans un premier temps, nous avons dus les déménager encore et encore jusqu'à ce que tout ce petit monde
trouve une place bon gré, mal gré.
Alors la série chinoise de Peter May, je l'ai eu beaucoup entre les
mains.
Et BiblioMan(u), mon collègue, m'a dit, «Allez, lance toi, c'est vraiment
sympa ».
Petit aparté. Le problème avec BiblioMan(u) c'est qu'il lit beaucoup, et qu'il conseille de
chouettes livres. Mais qu'une vie entière ne suffirait pas à les lire tous. Et puis quand on travaille comme nous dans une GRAAAAAAAAAAAANNNNNNNNDE médiathèque, on est tenté tous les jours de se
ramener des compagnons de lecture à la maison. Alors avec Manu, on se zieute, on s'épie, on se contrôle pour ne pas dépasser un nombre limite sur nos cartes d'emprunt. Et puis à la fin, on avoue
à l'autre qu'on a profité de son absence du weekend-end pour rallonger la liste des livres « à lire » en attente à coté de nos lits.
Tout ça pour dire que les conseils, c'est chouette, mais à la fin c'est plus une pile que
j'ai, c'est une nouvelle table de chevet...
Je reviens à mes moutons. Ce qui m'avait rebuté au premier abord dans les livres de Peter
May c'est le coté « chinois » de l'affaire. Pas plus attiré que ça par la Chine, je me voyais mal me transporter dans ce que je croyais être des polars historiques dans l'Empire du
Milieu.
Et puis finalement non.
A l'image des Bayta Gour pour Israël, sa série s'avère être des romans policiers tout ce
qu'il y a de plus contemporains.
Avec en plus le choc des cultures. L'affrontement entre deux mondes.
Celui de Margaret, médecin légiste américaine invitée par les autorités chinoises pour un
séminaire et celui de Li Yan, inspecteur à la police de Pékin. Devant collaborer pour résoudre une enquête assez sanglante, ils vont devoir composer l'un avec l'autre en évitant de se marcher sur
les pieds et sur l'égo. Assez explosive, leur relation évolue sur six ouvrages.
Meurtres à Pékin.
Le quatrième sacrifice.
Les disparues de Shanghai.
Cadavres chinois à Houston.
Jeux mortels à Pékin.
L'éventreur de Pékin.
J'ai accroché surtout par le coté réaliste de la société chinoise. Très au courant de la
vie quotidienne de la Chine et de l'impact qu'à pu avoir la Révolution Culturelle sur les diverses générations, Peter May parle avec réalisme de la Chine actuelle. Avec ses traditions mais aussi
avec ses retards, ses aberrations qui n'en sont qu'aux yeux des occidentaux.
Je ne dirais pas que je partirais là-bas pour mes prochaines vacances, mais j'ai apprécié
le voyage « littéraire ».
La série est désormais close par la volonté de l'auteur. Dommage.
Pour finir avec une note gastronomique (envies de la femme enceinte aidant), j'ai envie de
manger des crèpes chinoises.
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